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le refuge dans tous ses états

le refuge dans tous ses états

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Vous êtes les heureux possesseurs d’un aquarium récifal et vous avez encore un peu de place et souhaitez l’utiliser à bon escient ? Il est incontestable qu’un refuge sera un allié hors pair.

 

 

Section 1. Définition :

Un refuge est un bac annexe, de taille au choix, relié au bac principal dans lequel sont élevés des organismes (faune et flore) ne souffrant pas de la prédation présente dans l’aquarium.

Il est source de biodiversité microscopique qui ne trouverait pas sa place dans le bac principal auquel il apporte, selon le choix du refuge, microfaune, filtration ou encore stabilisation des paramètres.

De nombreux types de refuges existent. Cela peut aller de la simple zone de sédimentation avec épais lit de sable (DSB) à un bac annexe avec des coraux mous qui pompent les nitrates (NO3) et les phosphates (PO4) (par exemple un refuge constitué de pierres vivantes (PV) et de xenia-pumping) en passant par un refuge algal ou un crypto-refuge. Souvent, le choix se porte sur une solution intermédiaire.

L’objectif du refuge va guider le choix des différents paramètres (dimensions de la cuve, brassage, débit transitant par le refuge et éclairage de celui-ci)

Si l’on veut ajouter de la microfaune au bac principal et accessoirement participer à sa filtration, on va créer un refuge (entre 10 et 50% du volume du bac).

Si l’on veut filtrer l’aquarium de manière biologique, le choix s’orientera sur un super-refuge (plus de 50% du volume du bac en tentant de s’approcher des 100%, voir plus)

Section 2. Utilité du refuge :

L’utilité du refuge est fortement liée à sa taille et à ses dimensions par rapport au bac principal ainsi qu’au brassage et surtout à son éclairage. Passons en revue les différents avantages potentiels d’un refuge.

  • 1) La sédimentation.

Si la vitesse de passage de l’eau dans le refuge est assez lente, les particules solides en suspension pourront y sédimenter et pourront être consommés par les détritivores éventuellement présents dans celui-ci (ou être siphonnées).

Il est communément accepté que pour cela le débit dans le refuge doit être équivalent à son volume par heure avec un maximum de deux fois son volume par heure.

De plus un débit lent permet de conserver une microfaune plus importante qui serait autrement écrasée contre les parois ou broyées dans les pompes de brassage.

  • 2) Apport de microfaune

Le refuge comme réservoir à plancton.

Le refuge est un bac annexe dépourvu de prédation, ainsi s’y développent des animaux qui ne pourraient survivre dans le bac principal. Ces animaux, conservés dans le refuge peuvent s’y développer et s’y reproduire. Les œufs ou les larves et d’autres nutriments qui migrent du refuge vers l’aquarium principal représentent une source de nourriture biologique constante pour les poissons et les coraux.

L’eau du bac principal est acheminée vers le refuge, soit par gravitation, soit par une pompe de remontée. Le refuge est alors doté d’un trop-plein permettant à l’eau de s’évacuer vers le bac principal. Ce trop plein doit être doté d’une crépine à fin maillage permettant le passage de l’eau qui emportera une partie de la microfaune vers le bac principal tout en en conservant la majorité dans le refuge afin qu’elle puisse continuer à s’y reproduire..

La microfaune s’échappant ainsi du refuge servira de nourriture complémentaire et biologique aux occupants du bac principal (coraux et poissons). De la taille du refuge va dépendre la quantité d’animaux et dès lors la quantité de nourriture produite pour le bac principal.

  • 3) Filtration

Les refuges conçus pour assurer (en partie) la filtration de l’aquarium de manière biologique comportent la plupart du temps des macro-algues qui se nourrissent d’éléments indésirables dans nos aquariums récifaux : les nitrates (NO3), les phosphates (PO4).

Si l’on veut que la filtration réalisée par le refuge soit efficace, il faut que celui-ci ait une taille conséquente (min 50% de la taille du bac). Il doit en outre être pensé pour permettre aux algues présentes de se développer (surface disponible au sol et hauteur de pousse). Il est également important de ne pas introduire d’alguivores dans le bac et d’offrir aux algues tout ce qui est nécessaire pour leur pousse (substrat et éclairage).

Attention que certaines algues nécessitent un fort brassage, ce qui n’est pas conseillé si vous souhaiter y voir se développer la microfaune. Un choix porté sur des algues ne nécessitant que peu ou pas de brassage est impératif.

Ajoutons qu’un refuge où peuvent prospérer les algues est un allié de taille pour lutter contre les algues dans le bac principal. Les algues, en poussant librement dans le refuge pompent les nutriments présents dans l’eau nécessaires à leur croissance, privant les algues du bac principal, moins favorisées par les autres paramètres, de cette nourriture qui leur est indispensable. Le bac principal est ainsi moins sujet au développement algal car il comporte des prédateurs (alguivores) et le refuge entre en compétition pour les nutriments.

Le refuge peut également abriter du Xenia, ce qui a pour effet de réduire les nitrates et phosphates dans l’eau. Ce sont des coraux photosynthétiques à forte croissance qui ont un mode de nutrition par absorption de molécules dissoutes dans l’eau. Ainsi, la faune et flore réduisant les éléments indésirables est diversifiée dans le refuge.

  • 4) Stabilisation du PH

Les coraux et les algues sont photosynthétiques et transforment donc le CO2 en O2 pendant la période diurne. A contrario, pendant la période nocturne  il y a production de CO2. Ceci a pour effet que le PH augmente dans le courant de la journée et chute la nuit. Cette variation du PH ne s’observe pas dans la nature et elle n’est donc pas souhaitable dans nos aquariums récifaux où l’idée est de s’approcher au maximum de l’équilibre rencontré dans le milieu naturel.

Le refuge étant un bac annexe relié au système, il est évident que pour stabiliser le PH, le cycle d’éclairage doit être inversé. Ainsi lorsque le bac principal consomme le CO2, le refuge en produit et inversement. Le corolaire étant que le taux d’oxygène dissout dans l’eau resté également stable.

Pour que cette stabilisation du PH, du CO2 et de la concentration en oxygène soit effective, il faut, outre le cycle inversé, que le refuge ait la même consommation que le bac principal. Le refuge devra donc être de dimensions comparables au bac principal et fortement éclairé pour favoriser la photosynthèse.

Section 3. Conception du refuge :

Nous parlerons ici du refuge le plus couramment utilisé et que j’ai moi-même mis en place, un refuge non spécifique que nous dénommons le refuge mixte. Il comportera une épaisse couche de substrat, quelques pierres vivantes, des algues et du Xenia.

  • 1) L’emplacement

Il s’agit d’un bac annexe le plus grand possible relié au bac principal et où l’eau est amenée à un débit équivalent au volume du refuge par heure et dont l’eau s’échappe par trop plein vers le bac principal.

Il s’agit ici du refuge idéal et il est évident qu’il n’est pas facile de l’appliquer. Nous rencontrons souvent des refuges situés sous le niveau de l’aquarium et qui nécessitent des pompes de remontée pour acheminer l’eau vers le bac principal. Ces pompes tueront probablement une partie de la microfaune mais il restera un apport en microfaune vivante intéressante pour les animaux du bac principal. C’est cette dernière configuration que j’ai pu mettre en place dans mon installation.

Il est important que l’eau acheminée vers le refuge soit chargée en nutriments, il y a effectivement une faune et une flore à nourrir. Il est donc aberrant de filtrer l’eau avant de l’y envoyer. Evitons donc les filtres mécaniques trop fins et surtout de prélever l’eau après l’écumeur.

Il est également important d’envoyer directement l’eau du refuge vers le bac principal sans filtrer cette eau chargée de micro-organismes que l’on souhaite apporter vivante à nos animaux. Donc certainement pas de filtration mécanique ni de passage dans l’écumeur pour l’eau qui sort du refuge.

  • 2) Les dimensions

Le refuge aura les dimensions les plus grandes possible pour le rendre le plus efficace possible. La surface du bac déterminera le volume de substrat que l’on pourra mettre en place (donc l’efficacité du filtre DSB) ainsi que le nombre d’algues qui pourront y être disposées.

La surface exploitable est ainsi maximisée tout comme l’efficacité du refuge.

La hauteur disponible est également importante pour permettre aux algues de se développer sans nécessiter trop d’intervention d’élagage.

  • 3) Le substrat

Le substrat doit être constitué de sables à granulométrie différentes avec dominance de sable fin afin de diversifier la flore et la faune présente dans le refuge. Il est donc conseillé d’utiliser du sable fin riche en morceaux de coquilles auquel on adjoint du sable à plus grande granulométrie afin de réaliser une gradation des zones aérobies et anaérobies.

Il doit être disposée en épaisse couche (+/-10cm) et être en grande partie dégagé et exposé à la lumière.

  • 4) Les pierres vivantes

Quelques pierres vivantes disposées dans le refuge permettront aux éponges et tunicier de s’y développer. Posées proche de l’arrivée d’eau dans le refuge elles permettront également de disperser l’eau et d’en ralentir le débit.

Il peut-être intéressant de créer un refuge spécifique (éventuellement) complémentaire avec uniquement des pierres vivantes et sans éclairage (crypto-refuge) propice au développement des éponges et tuniciers.

Le crypto-refuge est assez différents des autres types de refuge. On y privilégie les organismes filtreurs plutôt que les organismes photosynthétiques. Ils nécessitent l’apport de matière organique ce qui implique qu’il faut éviter les filtres mécaniques (perlon ou micron-bag) retenant les particules solides. Le débit d’eau plus important que pour un refuge « classique » permet d’assurer un apport conséquent de matière.

Ceci peut paraître être un refuge très spécifique, c’est pourtant le refuge le plus couramment rencontré. Pensez à ces quelques pierres vivantes qui ne servent pas à votre décor et que vous disposez dans votre décante non éclairée. Son efficacité ne serait réelle que si un volume conséquent de pierres vivantes y trouvait place et qu’aucun filtre mécanique ne se situe en amont. Ce filtre (micron-bag par exemple) retient les particules qui pourraient être consommées par les organismes se développant dans le crypto-refuge.

  • 5) L’éclairage

Comme expliqué plus haut, la photosynthèse réalisée dans le refuge doit être équivalente à celle réalisée dans le bac principal. Ainsi l’éclairage a une grande importance si l’on souhaite stabiliser les paramètres PH, CO2 et O2 du bac. Pour que la productivité du refuge soit efficace, il faut un éclairage puissant. Par contre, l’éclairage bleu n’apporte qu’un faible rendement pour la photosynthèse. N’oublions pas néanmoins que l’on élève des algues marines et qu’il n’est donc pas non plus conseillé de mettre en place un éclairage trop jaune. Un bon compromis est un éclairage dont la température de couleur se situe dans les 10.000°K.

La puissance de l’éclairage déterminera la pousse des algues et donc est directement lié à la consommation de NO3 et PO4. Pour qu’un refuge soit efficace en regard de ces paramètres, il faut donc un éclairage de forte puissance (0,5W/l est un minimum, 1W/l est souhaité).

  • 6) La faune et la flore

Celle-ci peut se développer naturellement avec l’apport de pierres vivantes et/ou de sable vivant mais il est conseillé d’apporter un coup de pouce à la nature en introduisant les espèces que l’on souhaite y voir se développer. Introduites en grand nombre, elles entreront en compétition avec les espèces se développant naturellement et trouveront place pour leur développement.

Une fois le refuge lancé, il est conseillé d’y intervenir le moins souvent possible (hormis la taille des algues bien sur).

Les animaux introduits ne doivent pas entraver la croissance des algues ni de la microfaune. Il est donc fortement déconseillé d’y introduire des poissons ou des algivores trop voraces. Une équipe de détritivores bien pensée aura un effet négligeable sur la production de microfaune au sein du refuge tout en apportant une biodiversité et une consommation des sédimentations.

Des exemples de population trouvés pour un refuge de 100 litres :

–       10 cm de sable vivant

–       60 crevettes gammarus

–       Quelques roches à moule

–       Des algues à croissance rapide et/ou du Xenia

–       Éventuellement des palétuviers

–       20 escargots Somatella varia.

–       6 crevettes Thor

–       10 Bernard l’hermite à pattes bleues.

–       10 escargots Turbo

–       1 ophiure superba.

 

Section 4. Présentation de mon installation actuelle :

Mon bac principal a pour dimensions : 75cm x 57cm x 50cm pour un volume de 210 litres.

Il comporte uniquement 2 structures d’aquaroches et une petite couche de sable.

Le but de l’installation de mon refuge est dans l’ordre :

–       De me dispenser de la disposition des pierres vivantes dans mon bac principal afin de me permettre un décor très aéré.

–       De produire de la microfaune pour nourrir essentiellement mon couple de mandarin (Synchiropus splendidus)

–       De produire de la nourriture biologique pour mes coraux

–       De stabiliser les paramètres PH, CO2 et 02 du bac principal

–       D’épurer mon eau de manière naturelle

Il me fallait dès lors mettre en place un refuge mixte qui évoluera au final vers un refuge mixte et un crypto-refuge.

La place disponible pour mon installation technique en cave est de 130cm x 65cm au sol que j’ai exploité de la manière suivante :

–       un bac de décantation de 130x35cm qui comporte la descente sur micron-bag, la pompe de remontée vers le refuge, une chicane, la zone pour le chauffage et l’écumeur, une chicane et la pompe de remontée

–       un bac pour le refuge de 90x30x60cm (160litres) qui est alimenté par une petite pompe de remontée (200l/h) et qui s’écoule dans la zone de la pompe de remontée de la décante (le refuge by-pass donc la zone d’écumeur)

Le refuge est actuellement composé d’une couche de 10cm de sable fin, de 25kg de pierres vivantes, de quelques algues et d’un éclairage provisoire.

Le bac est jeune (6 mois) et il s’agit de mon premier bac récifal, il est donc sujet à amélioration même si j’ai tenté de le concevoir le plus correctement possible en me documentant. Lors de mes recherches pour la rédaction de cet article j’ai par ailleurs trouvé des réponses à quelques questions que je me posais et ai dès lors l’intention de modifier un peu l’installation.

Quels sont les défauts de mon installation technique ?

–       refuge plus bas que le bac principal nécessitant une pompe de remontée en aval du refuge. (impossible de faire autrement dans mon cas)

–       trop faible éclairage

–       refuge trop encombré sable + vivantes + algues

–       les pierres vivantes sont très faiblement brassées et parcourues par un (trop) faible débit.

–       décante démesurée pour son utilisation (uniquement un écumeur)

–       micron-bag installé sur la descente et donc avant de prélever l’eau pour le refuge

Pour y remédier, j’ai commandé un éclairage LED de 10.000°K et de 50W (équivalent à 112W HQI) qui fait 70cm de long et sera dès lors parfaitement adapté pour mon refuge.

Je vais créer un crypto-refuge dans la première partie de la décante (70x35x35cm, soit 85litres) et ne garder qu’une zone limitée pour l’écumeur.

J’installerai le micron-bag en sortie du crypto-refuge (qui sert de filtration biologique et non de production de micro-faune). Les pierres vivantes seront dès lors brassées et un débit important parcourra celles-ci.

L’eau sera prélevée dans cette première partie et l’eau arrivant dans les 2 refuges (refuge et crypto-refuge) ne sera donc pas filtrée mécaniquement.

Section 5. A quoi ressemblera donc mon refuge au final ?

Parcourons ensemble le chemin emprunté par l’eau dans mon système :

→L’eau du bac principal est prélevée par trop plein s’écoulant vers le premier compartiment de ma décante.

→Une partie de cette eau est directement pompée vers le refuge de 160litres avec un débit de 200l/h

  • Ce refuge sera éclairé par un éclairage LED de 10.000°K et de 50W en cycle inverse de celui du bac principal
  • Il comportera des macro-algues, du Xenia et un épais lit de sable
  • Une population de détritivores
  • Une population de crevettes gammarus destinée à la production de microfaune

→L’eau s’écoule par trop plein vers la pompe de remontée et est acheminée directement dans le bac principal

  • La partie qui n’est pas envoyée vers le refuge (+/-1.300l/h) traverse le crypto-refuge de 85litres contenant les 25kg de pierres vivantes non éclairées et brassées (+/-5.500l/h)
  • L’eau s’écoule ensuite par trop plein dans un micron-bag destiné à éviter que des éléments solides ne viennent endommager la pompe de l’écumeur.
  • L’eau arrive dès lors dans le compartiment avec le chauffage et l’écumeur et se déverse dans la dernière zone où se trouve la pompe de remontée et vient ainsi se mélanger avec l’eau du refuge avant d’être pompé vers le bac principal.

Ainsi tous les avantages du refuge seront exploités à leur maximum et mon installation ne souffrira que du seul défaut de se situer en dessous du niveau de l’aquarium.

 

Section 6. Votre refuge ?

Le refuge que j’ai mis en place peut être considéré comme extrême (160+85litres = 245litres pour un bac principal de 210litres) et il n’est évidemment pas indispensable, ni possible de réaliser une telle installation sur tous les aquariums récifaux. J’estime néanmoins que créer un refuge qui n’atteigne pas 10% à 20% du volume du bac aura un effet tellement négligeable, que cela ne justifie pas les efforts consentis pour le mettre en place.

Il est tout à fait possible, et avec un budget très limité de créer un petit refuge pour votre aquarium. Il suffit d’une simple boite en plastique (attention à la qualité du plastique pour ne pas induire de pollution dans le bac !) de quelques litres et qui comportera un épais lit de sable, un éclairage suffisant et quelques algues si vous souhaitez un apport de microfaune ou non éclairée avec des pierres vivantes (un crypto-refuge) si vous souhaitez uniquement une filtration complémentaire.

Vous n’avez donc plus d’excuse (en dehors de la place disponible) pour ne pas mettre en place un refuge, crypto-refuge ou super-refuge  😉

Vous pouvez commenter ou poser vos questions sur le forum dans le topic en lien avec cet article : le refuge dans tous ses états

  1. EsceniusEscenius01-23-2012

    Bonjour,
    Toutes mes félicitations pour ton article intéressant et exhaustif, ngielen!
    Au plaisir de te lire!
    Cordialement

  2. brunOcéansbrunOcéans01-23-2012

    Très bonne synthèse NGIELEN !!! De mon point de vu il aurait été préférable de limiter l’article aux généralités et réserver l’expérience personnelle pour le forum. En revanche, quelques photos auraient été bienvenues pour compléter les schémas. En tout cas, c’est bien documenté et fort intéressant … J’en redemande, Félicitations !!!

    • ngielenngielen01-24-2012

      Merci pour le commentaire 🙂

      il était prévu d’y joindre quelques photos, mais le recul que j’ai n’est pas suffisant pour faire des photos de manière simple (50cm de recul), il faudra que j’emprunte un grand angle… De plus je viens de commander le matériel pour modifier ma décante en crypto-refuge + décante, je compte dès lors réaliser un reportage photo plus vaste lors de cette modification.

      j’ai volontairement dissocié la partie générale et mon expérience personnelle afin que ceux que mon expérience personnelle n’intéresse pas ne la lise pas 😉 j’ai préféré laisser la possibilité aux autres de voir comment j’avais mis cela en pratique. Mais cela allonge peut-être le texte et pourrait décourager certains à se lancer dans la lecture d’un article de 3 pages… A méditer pour les prochains articles 🙂

      Merci en tout cas d’avoir pris le temps de le lire et de le commenter 🙂

  3. BenkiBenki01-26-2012

    Salut nico félicitations pour cet article … Mais petite question : toute la microfaune de ton cryptorefuge va être détruite par l’écumeur, non ? Ou alors tu ne veux garder de ce cryptorefuge que l’effet élimination des po3 no3 ?

    A bientôt !

    Ben

    • ngielenngielen01-27-2012

      Bonjour Ben,

      merci pour ta lecture et ton commentaire.

      la grande majorité de la microfaune qui sortirait du crypto-refuge sera effectivement détruite par l’écumeur.
      Mais j’estime que celui-ci ne produira que très peu de microfaune essentiellement du au grand turn-over et au brassage qui y sera mis en place.

      La crypto-refuge fera +/-85 litres et sera brassé à raison de :
      – pompe de brassage 5.500 litres/h
      – pompe de remontée 2.400 litres/h
      ceci laissera peu de place à la microfaune pour se développer.

      J’ai déjà un refuge de 160 litres pour créer de la micro-faune.
      Mon crypto-refuge ne sert donc effectivement qu’à l’épuration de l’eau. rappelons qu’il contient les PV que je n’ai pas dans mon bac (uniquement 10-15kg d’aquaroches)

      comme le micro-refuge nécessite un grand débit d’eau, il n’est pas vraiment propice au développement de micro-faune de toute façon 🙂

      Bien à toi
      Nicolas

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